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Tamaris

Si Hyères est réputée depuis le XVIIIe siècle comme  site de  villégiature et ville de cure, la vocation climatique s’étend à tout le littoral : le séjour de George Sand en 1861 à Tamaris est d’abord thérapeutique, l’ouverture de l’institut Michel Pacha  prolonge  les  travaux et recherches médicales engagées localement.


L’Institut de Physiologie Marine, monument de style oriental en bordure de la baie du Lazaret
Photo Mélody Barrière

« Les bâtiments actuels datent en grande partie de la Restauration. […] Ils se composaient d’un corps de logis principal et de deux ailes de 100 mètres chacune. 716 lits, dont 20 lits d’officier, y sont installés ; mais le nombre de malades que l’on peut y recevoir est de beaucoup plus considérable : durant les guerres de Crimée et d’Italie, il s’est élevé jusqu’à 1 400. »

 

Le docteur Turrel promeut la vocation hivernale  de Toulon en  1864  dans son guide « Les résidences d’hiver » dans lesquels il présente  les vertus de « la Méditerranée comme une immense piscine d’une véritable eau minérale » et les bienfaits des oligoéléments de l’air marin, du soleil, du sable chaud. Tamaris jouera un rôle dans la découverte de l’homéopathie, grâce aux travaux du docteur Dr Chargé, sommité médicale, qui présente le climat de Tamaris  comme le plus salubre de  toutes les parties de la Provence.

En 1888, le docteur Sauze publie « Tamaris-Sablettes-les-Bains » dans lequel il approfondit ses recherches sur Tamaris du point de vue médical. Il préconise  « l’immersion dans ces eaux  puissamment chauffées par le soleil de juin […] à la fois pour les malades une distraction agréable et  un médicament excellent »… Le bain de sable de mer, lui aussi, est préconisé  contre certaines maladies  telles les rhumatismes et  nodosités  arthritiques…

Source : Thèse de doctorat « Tamaris : Villégiature - Urbanisme - Architecture dans la seconde moitié du XIXe siècle », de Nathalie Bertrand, , publiée   aux ed. Actes Sud.