Villégiature du futur

Les bienfaits de l’eau déclinent au XXIème siècle en un nouveau secteur de la santé, moins médicalisée et qui se définit comme art de vivre : le bien être.
De manière récurrente, les projets de ville thermale ressortent des cartons des municipalités. Le thermalisme est une des activités de santé les plus en vogue, adaptée aux besoins d’une vie urbaine contemporaine stressante et sédentaire.
Si le bain de mer est une ressource primordiale aux besoins de la saison estivale et son économie touristique et toute l’attention que les communes portent à la qualité des eaux de baignade le démontre, l’eau thermale apparaît complémentaire et devient un atout pour étendre la saison vers une clientèle de personnes plus âgées.
De manière générale, le vieillissement de la population
et l’accroissement des tranches d’âge de « seniors » résidents
obligent à renouveler les oppositions traditionnellement
placées entre touristes et habitants permanents, entre malades et
biens portants. Après s’être construit une renommée dans
l’accueil des malades, avoir soulagé les mourants du XVIII et XIXème
siècles, pour s’orienter vers
une médecine de pointe et de prévention au XXème siècle. La ville climatique
du XXIème siècle a tout le loisir de poursuivre sa vocation de
laboratoire et d’être le lieu de l’innovation d’une
villégiature nouvelle.
Il convient de mettre, sans tabou, le bien être au
service de ce quatrième âge que nous serons de plus en plus
nombreux à atteindre. Leur consacrer quelques monuments d’architecture
prestigieuses permettra au promeneur du futur de poursuivre sa balade dans
de nouveaux paysages remarquables de la villégiature. L’alliance
des arts entre les atouts naturels de notre climat et les nouvelles techniques
cherchera d’autres voies que la technique des climatiseurs pour répondre
aux exigences des changements climatiques. Il se doit de chercher les
héritages des usages de promenade et de prendre l’air de
la ville climatique du XVIIIème siècle avec ceux de prendre
le frais de l’art de vivre de la Provence traditionnelle et
aux ressources offertes par le climat et la végétation méditerranéennes.

Cet itinéraire est extrait en grande partie de la thèse de doctorat d’histoire de l’architecture d’Odile Jacquemin « Hyères et la rade, la formation d’un paysage urbain entre terre et mer, de 1748 à nos jours »