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Villégiature  du futur


Exploitation de la source thermale de  San Salvadour  en 1911 et Le hammam construit 
à Hyères en 1902  par  l’architecte Chapoulard, auteur des villas mauresques :
un  usage de l’eau, à nouveau dans l’air du temps

Les bienfaits de l’eau déclinent au XXIème  siècle en un nouveau secteur de la santé, moins médicalisée et qui se définit comme art de vivre : le bien être.

De manière récurrente, les projets de  ville thermale  ressortent des cartons des municipalités. Le thermalisme est une des activités de santé les plus en vogue, adaptée aux besoins d’une vie  urbaine contemporaine stressante et sédentaire. 

Si le bain de mer est une ressource primordiale aux besoins de la saison estivale et son économie touristique et toute l’attention que les communes portent à la qualité des eaux de baignade le démontre, l’eau thermale apparaît complémentaire et devient  un  atout  pour étendre la saison vers une clientèle  de  personnes plus âgées.

De manière générale, le vieillissement de la population et l’accroissement des tranches d’âge  de « seniors » résidents obligent  à  renouveler les oppositions traditionnellement placées entre touristes et habitants permanents, entre malades et biens portants. Après s’être construit une renommée  dans l’accueil des malades, avoir  soulagé  les mourants  du XVIII et XIXème siècles, pour s’orienter  vers une médecine de pointe et de prévention au XXème siècle. La ville climatique du XXIème siècle a tout le loisir de poursuivre sa vocation de laboratoire et d’être le lieu de l’innovation d’une villégiature nouvelle.

Il convient de mettre, sans tabou, le bien être au service de ce quatrième âge que nous  serons de plus en plus nombreux à atteindre. Leur consacrer quelques monuments d’architecture prestigieuses permettra au promeneur du futur de poursuivre sa balade dans de nouveaux paysages remarquables de la villégiature. L’alliance des arts entre les atouts naturels de notre climat et les nouvelles techniques cherchera d’autres voies que la technique des climatiseurs pour répondre aux exigences des changements climatiques. Il se doit de chercher les héritages des usages de promenade et de prendre l’air de la ville climatique du XVIIIème siècle avec ceux de prendre le frais  de  l’art de vivre de la Provence traditionnelle   et aux ressources offertes par le climat et la végétation méditerranéennes.


Du bon usage de l’ombre, l’art de bâtir en Provence. (Cl Odile Jacquemin)

Cet itinéraire est extrait en grande partie de la thèse de doctorat d’histoire de l’architecture d’Odile Jacquemin « Hyères et la rade, la formation d’un paysage urbain entre terre et mer, de 1748 à nos jours »