Les grands domaines agricoles oubliés du Pradet
Le Pradet n’est devenu une commune à part entière, détachée de La Garde, qu’en 1894. La taille assez restreinte du centre ville s’explique par la présence d’un habitat dispersé, de grands domaines agricoles portant souvent l'appellation de châteaux. Aujourd'hui, bon nombre de ces domaines ont été morcelés, lotis et parfois l'habitation principale détruite ou défigurée. En revanche, quelques domaines tournés vers la viticulture maintiennent la tradition de ces domaines ruraux. Parmi eux, nous tenons à évoquer "Le Clos Cibonne" qui est un de ces anciens grands domaines.

Le nom de Cibonne était celui de Jean-Baptiste Cibon, ancien capitaine de vaisseau, qui acheta le château en 1787 et fut le dernier propriétaire avant la Révolution. La propriété fut morcelée à sa mort en 1797 et les ancêtres de la famille Roux en rachetèrent une partie.
Dans les années 1930, André Roux spécialisa le domaine dans la culture de la vigne et replanta le cépage de Tibouren, très ancien cépage méditerranéen qui se plait sur les terres salines, les coteaux schisteux et ensoleillés.
Cultivé autrefois sur les pentes du fort Lamalgue, il était sur le point de disparaître, chassé par l'urbanisation lorsqu’André Roux en racheta des plants. Treize hectares sont ainsi plantés de Tibouren. La tradition est maintenue : vendanges manuelles, vinification, vieillissement du vin en fûts de chêne et mise en bouteille au domaine.
En poursuivant le chemin de la Cibonne, on peut admirer le panorama sur la côte vers la plage de la Garonne et des Bonnettes.

Pour prolonger cette étape, on pourra repartir en passant par Pont
de Clue, La Garde et la gare de la PaulineC'est grâce à l'obstination d'un des maires de La Garde, Marius
Olive, que la gare se trouve à son emplacement actuel. La station était
initialement prévue à La Ginouse, lieu beaucoup plus éloigné de
La Garde et même de La Valette. Le nom de la Peuline évoque celui
de la propriétaire du domaine voisin, Thérèse Pauline de
Lagotellerie et en même temps celui de la princesse Pauline dont le souvenir était
resté dans les mémoires.

carte postale (coll. particulière) et faire une halte devant la chapelle
Saint-Charles BorroméeEtonnante chapelle isolée au milieu d'une une zone industrielle! Ce bijou néo-gothique fut élevé de 1850 à 1852, après le décès de Monsieur Farnous par son épouse Thérèse Pauline de Lagotellerie comme chapelle funéraire sur leur domaine. Madame Farnous pensait qu'elle pourrait constituer plus tard le cœur d'un petit hameau développé à proximité de la gare. Mais ce ne fut pas le cas et la petite chapelle demeura seule dans un environnement décalé. Construite sur les plans de l'architecte lyonnais, Fontaine, elle possède une Piéta due au sculpteur Pradier et des vitraux du maître-verrier Maréchal, de Metz. Elle a été acquise par la Ville de La Garde en 1984.

(cliché Ville de la Garde)
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