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8h00 - Excursion dans les collines hyéroises (et on ne retiendra que cela !)

Jeudi 15 février 1900

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Le duo infernal
Photo ancienne, coll. Dubois

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Notre guide... authentique !

« Levé de bonne heure – seraient-ce mes défaites successives au casino de la veille qui m’ont quelque peu rendu insomniaque ? – je décide de me défouler en proposant une partie de tennis à ma cousine. Au-delà de mes espérances, celle-ci accepte bien volontiers et me propose même qu’une de ses amies, très bonne joueuse, se joigne à nous. Erreur fatale… Les deux amies, complices de vacances, se relaient pour m’infliger une humiliation tennistique, de bon matin, que je ne suis pas près d’oublier !

Le pire c’est qu’au lieu de mettre fin à ce massacre, je me suis obstiné à leur tenir tête… Heureusement, nous devons vite troquer nos raquettes contre des chaussures de marche : nous avons rendez-vous dans un quart d’heure avec une guide excursionniste de renom pour une sortie dans les collines hyéroises.

En effet, notre guide est « authentique », si je puis me permettre cette réflexion à son égard. Cette brave femme, originaire de la région par une famille ancrée depuis de nombreuses générations, se trouve être extrêmement expérimentée. On raconte même que c’est son grand-père paternel qui guida certaines des excursions de Georges Sand, lui évitant bien des tourments dans les chemins chaotiques et traîtres, malgré l’omniprésence d’un soleil bienveillant.

Sa tenue, qui peut nous paraître peu académique, cache un tempérament de feu et une vivacité hors du commun. Elle nous entraîne avec sûreté à travers les vignes et rangs d’oliviers, puis la déclivité augmente et nous faisons une première escale panoramique. Nous poursuivons ensuite par une voie moins escarpée et abandonnons peu à peu les sentiers battus.

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Une halte sous la fraîcheur des pins
Photo ancienne, coll. Dubois

Plus loin, la colline semble dénuée de toute présence humaine ; seules quelques mûres, happées au détour d’un chemin, nous réconfortent de leur saveur sucrée. Le groupe va bon train, juste une ampoule ou deux chez ces dames les moins équipées, et nous arrivons sous une fraîche clairière de hauts pins pour l’heure du déjeuner… Restaurons-nous sans tarder, l’après-midi sera tout aussi sportive, à l’image de notre périple dans la région !